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Qu’est-ce qu’une aurore polaire ?

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Phénomène naturel fondateur de notre agence de voyage photo, née de la rencontre de particules chargées avec  la haute atmosphère terrestre, l’aurore polaire. Manifestation visible de l’activité du Soleil, c’est aujourd’hui un phénomène connu et expliqué. Durant des temps ancestraux, ces apparitions lumineuses  nocturne ont alimentés mythes et légendes.

 

 

Comment se forme une aurore polaire

Le phénomène

Une aurore polaire est un phénomène lumineux qu’il est possible d’admirer la nuit, lors d’un ciel dégagé. C’est la conséquence directe de l’interaction des particules solaires avec la magnétosphère terrestre qui nous protège. A la manière d’un micro-onde, ces particules électrisées entrent en collision avec les atomes de la haute atmosphère et produisent de la lumière, les aurores polaires. Les aurores sont visibles majoritairement à proximité des pôles magnétique, là où le champ magnétique est plus faible, permettant ainsi au vent solaire d’entrer dans notre atmosphère. Une aurore est « boréale » lorsqu’elle se situe dans l’hémisphère nord et « australe » dans l’hémisphère sud.

Leurs différentes couleurs :

Les phénomènes auroraux  peuvent avoir plusieurs teintes. Allant du vert au violet en passant par le rose et le rouge. Les couleurs varient en fonction des atomes rencontrés dans l’air ( atomes d’oxygène, azote, hydrogène) indiquant par la même occasion à quelle altitude elles se produisent. L’atmosphère contient des densités d’oxygène et d’azote qui diffèrent avec les altitudes. L’oxygène étant plus présent que l’azote au-dessus de 200 km d’altitude, cela explique en partie la prédominance du vert dans les aurores polaires.

L’oxygène produit principalement du vert et du rouge, alors que l’azote émet du bleu, du rouge et violet. Stimulées, certaines molécules de diazote interagissent aussi avec l’oxygène, contribuant ainsi à la dominante de la couleur verte. Enfin, l’intensité du vent solaire a aussi un rôle prépondérant dans teinte des couleurs observées.

Leurs formes

Communément, la forme d’une aurore est un long arc courbé. Néanmoins, lorsque les électrons sont stimulés, l’aurore prend une forme spécifique en fonction des molécules et atomes excités. Ils doivent rester dans cet état de stimulation un certain temps avant d’émettre de la lumière. Sans cela, au bout de 45 minutes environ après leur formation, les aurores polaires reprennent leur forme initiale.

Voici donc les différentes formes possibles d’aurores polaires :

    • L’arc
    • La bande
    • La couronne
    • Le voile
    • Le rideau
    • Le pilier-rayon
    • La tâche

Où observer les aurores polaires

Le champ magnétique terrestre étant plus faible au niveau des pôles, c’est tout naturellement par-là que les vents solaires entrent et donc interagissent facilement avec les molécules et atomes présents dans l’atmosphère. Les aurores se produisent donc majoritairement dans les régions à proximité des pôles magnétiques, aussi appelées « zone aurorale », comprise entre le 65 et 75° parallèle. C’est d’ailleurs dans cette région que nous encadrons un voyage photo à travers la Laponie avec en toile de fond les aurores boréales. Lors des périodes d’activités plus intenses comme par exemple des éruptions solaires, aussi appeler des orages magnétiques, l’arc auroral s’accroît et commence à descendre à des latitudes plus basses. Il est alors possible de voir des aurores dans des pays du sud de l’Europe ( Danemark/Ireland/Pays-Bas ).

De par la taille des terres émergées (à moins d’être en mer 😊), les aurores sont visibles essentiellement dans l’hémisphère nord et plus particulièrement dans les pays situés au-dessus du 60°parallèle (Laponie, Islande, Canada, Alaska). A contrario, dans l’hémisphère sud, il n’existe pas ou peu de terres au-dessus de la latitude 60°S. Il est alors bien plus compliqué d’observer des aurores. Le sud de la Nouvelle-Zélande et le l’extrême sud de l’Australie offrent les rares points de vue dans cet hémisphère. Le voyage photo en Tasmanie que nous organisons vous offre les meilleures chances de les apercevoir dans cette partie du globe.

Néanmoins lors de puissantes tempêtes solaires ou orages géomagnétiques, il est possible de pouvoir les observer sous des latitudes inhabituelles. C’était notamment le cas lors de l’évènement de Carrington en 1859 où l’aurore polaire est « apparue » jusqu’à Cuba !

Plus récemment, en octobre et novembre 2003, des aurores ont pu être observées jusque dans le sud de l’Europe. Un phénomène d’une ampleur similaire s’est produit le 24 octobre 2014, visible alors en Amérique ainsi qu’au nord de l’Europe.

Pour justement mesurer l’intensité de ces tempêtes solaires et d’une manière plus générale l’activité aurorale, un indice a été créé, l’indice KP. Le Kp est un indice de déformation du champ magnétique terrestre, ses valeurs oscillent entre 1 et 9.

La formation d’une aurore polaire est souvent liée à la compression du champ magnétique terrestre. Voilà pourquoi c’est un très bon indicateur de la puissance de cette dernière. Un indice élevé, en plus d’augmenter les chances d’observer, élargit également la zone d’apparition de celle-ci.

Pour suivre les prévisions aurorales et toute l’actualité liée à ce milieu, on vous recommande le site www.spaceweatherlive.com

La majeure partie des tempêtes géomagnétiques proviennent de taches solaires. Leur apparition est liée au cycle du soleil qui atteint son maximum tous les 11 ans. Néanmoins, les tâches ne sont pas les seules manifestations solaires à l’origine des aurores, Il y a aussi les trous coronaux. Leur formation est indépendante du cycle solaire et ils apparaissent régulièrement à la surface du Soleil.

Quand observer une aurore polaire

Saison

Contrairement aux occupants de la station spatiale internationale ISS qui ont une vue imprenables sur les régions nordiques, les aurores ne peuvent être visible qu’une fois la nuit tombée, majoritairement au delà au niveaux des cercles polaires . Cela signifie que la meilleure période se situe de début Septembre à fin Mars dans les hautes latitudes. Dans ces régions, le reste de l’année, le soleil se couche bien plus tard (soleil de minuit), voire ne se couche pas pendant plusieurs semaines au-dessus du cercle polaire arctique.

Au même titre que l’hiver, l’été, le printemps et l’automne, Il existe aussi une saison des aurores polaires. D’ailleurs « officiellement » la saison est comprise entre les équinoxes d’automne et de printemps, soit du 21 Septembre au 21 Mars. Au moment des équinoxes, le champ magnétique terrestre est mieux orienté, ce qui facilite l’entrée des vents solaires.

Autre point à prendre en compte, la météo. Vous pouvez avoir une activité intense, mais sans visibilité, les aurores resteront « hors de portée ». Voilà pourquoi avant même de regarder l’activité solaire, vérifiez la météo locale (comme le site norvégien Yr.no).

Enfin, pour augmenter vos chances de voir des lueurs vertes, les aurores se formant autour des pôles magnétiques, privilégiez majoritairement les points d’observation orientés vers le nord et l’ouest. Cela est à pondérer avec votre position et l’activité du moment. Car lors d’orages géomagnétiques, à position similaire, l’ovale aurorale étant situé plus bas vous pourrez aussi les observer vers le sud ! L’idéal pour admirer et de trouver un endroit dégagé, loin de toute pollution lumineuse et couverture nuageuse.

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